Lisbeï
Grand tripotage de nombril et autres divagations
mars 27, 2008
As a matter of fact, from now on, I can go on
Prologue - I :

Find myself awaiting
For that sweet awakening
Brightness of the golden road
A mind with no ceiling
I wanna see daylight, daylight
In my life
Darkness got me closed in
Daylight will set me free
(…)



Ramp / Roy Ayers – Daylight / Clic-droit



Prologue - II :

(…)
We have to make it baby
We wanna make it baby
We’ re gona make it baby
We live in Brooklyn baby
Our time is now
We’re gonna make it baby
Our time is now
We live in Brooklyn baby
(…)



Roys Ayers – We live In Brooklyn Baby / Clic-droit



Prologue - III :

Don’t stop, don’t stop the feeling
You’ve got, you’ve got a meaning
Groove, move, groove, move
Don’t stop the feeling
(I won’t, Won’t stop the feeling)
I know, I know you feel it…
Feel, move, groove, move
Don’t stop
(…)



Roys Ayers – Don’t Stop The Feeling / Clic-droit



As a matter of fact, from now on, I've got to move on...
posted by Lisbeï @ 3/27/2008 06:22:00 PM :: | | | | | | 2 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
mars 17, 2008
17 mars(s)


C’est ma plus ancienne amie. 33 ans d’amitié, d’inimité, de disparitions et réapparitions, de silences et de retrouvailles, de haut, de bas, de sororité, d’indifférences…

Elle me parle de la perte, de la disparition, des vides. Elle me dit qu’elle a le sentiment qu’une partie d’elle-même est morte. Elle me dit que parfois, elle se sent étrangère à elle-même, qu’il y a cet endroit, quelque part à l’intérieur qu’elle ne peut plus atteindre, qu’elle ne peut plus toucher… Elle me parle de ce vide qu’elle ressent, de ce vide si lourd, si gourd, si tétanisant bien trop souvent… Elle me parle d’avant et d’après… Elle me parle des années qui passent, et de l’indifférence qui peu à peu l’emp(ri)oisonne à petit feu…

Vincent, 9 ans après, 3 ans avec toi et 6 sans, j’ai mis plusieurs minutes à me souvenir de ton nom de famille…


posted by Lisbeï @ 3/17/2008 09:43:00 PM :: | | | | | | 2 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
mars 08, 2008
Back to Black
Jon


Le dernier Jon Hendricks: du noir, du glauque, des indices en cul de sac : un polar sec et nerveux comme on n'en fait plus...

(Le principe, piqué un peu partout, avec une pointe de Lisbeï's Touch :

1. Le premier article de la page est le nom de votre groupe auteur;
2. Les 4 derniers mots de la dernière citation sera le titre de votre album livre;
3. La 3ème photo, quelle qu’elle soit, sera votre pochette d’album votre couverture de roman.

Prenez la photo, ajoutez-y votre nom de groupe et le titre de l’album votre nom d'auteur et le titre du roman…
Vous avez maintenant votre pochette d’album votre livre...)
posted by Lisbeï @ 3/08/2008 12:15:00 PM :: | | | | | | 1 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
mars 07, 2008
Le bonheur, c'est simple comme un nom de domaine (bis)


Once upon a time, in a faraway land...
On m'avait offert pour mon vingt-neuvième anniversaire un nom de domaine... Un bien beau, bien magnifique, bien superbe, qui faisait tout autant ma fierté que ma crainte de ne pas en être à la hauteur...

Hélas, les amitiés meurent parfois, on ne sait trop pourquoi, et le renouvellement du nom de domaine agonisa puis expira, tout comme ladite amitié... Et le nom de domaine se retrouva alors otage d'un vilain trafiquant qui ne voulu jamais le relâcher...

Las, las...

Pour son vingt-neuvième anniversaire à elle, Flaoua m'a offert à moi un autre nom de domaine, tout aussi beau, tout aussi magnifique, tout aussi superbe... Je n'ai pas su être à la hauteur du précédent... Saurais-je l'être pour celui-ci? Je n'ai pas su/pu conserver cette autre amitié, saurais-je conserver celle-ci? J'espère que ce n'est pas de mauvais augure, et que cette fois-ci, je saurai honorer les deux...

Merci ma belle, ma douce, ma tendre, cela faisait longtemps que mon coeur n'avait pas fait un tel bond de bonheur...



ps: Le fou-rire, c'est bon pour la santé... Vas-y Kaspa, fais-toi plaisir, même si c'est éculé...

pps: Pour les 2 ou 3 ères qui échouent encore par ici, vous pouvez donc mettre à jour vos liens/bookmarks avec www.lisbei.fr

ppps: on dirait pas, hein, que je ne peux pas me servir d'un clavier/souris pour cause de poignet en vrac?
posted by Lisbeï @ 3/07/2008 04:24:00 PM :: | | | | | | 0 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
Oui, Chef(s)
On ose suggérer que je suis en état de mort cérébrale…
D’accord, c’est vrai, mais c’est pas gentil de le dire…
Donc, même si je ne suis plus forcément dans le trip des Testàlacon (quoique), je m’incline et tente ainsi de faire fonctionner les 2 neurones et les trois doigts qui me restent :

Les Règles :
1-Mettre le(s) lien(s) de la/les personnes qui vous taguent
2-Mettre le règlement sur votre blog
3-Mentionner six choses/habitudes/tics (non) importants sur vous même
4-Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
5-Avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées


1. Je suis in-réveillable. Même pas sûre qu’une bombe thermonucléaire y parviendrait. Je mourrai dans mon sommeil, quoi qu’il arrive. Il y a quelques années, mon compagnon de couette de l’époque, affolé de ne pas réussir à me faire ouvrir les yeux, avait appelé le Samu local en leur disant que sa copine était dans le coma… Et je me suis retrouvée à rappeler le Samu pour annuler l’ambulance… Pas fière, Lisbeï, ce jour là…

2. J’ai une mémoire rocambolesque des paroles de chansons. Une véritable éponge… Même après des années sans écoute, je suis capable de retrouver les paroles de n’importe quel morceau, et bien évidement plus particulièrement les minables…

3. Mon compagnon de couette actuel se réveille au moindre battement d’aile de papillon. Très pratique, quand on connait le 1). En général, on s’adore particulièrement au réveil…

4. Je n’ai aucune mémoire des noms.

5. D’ailleurs, on s’adore tout autant la nuit. Parce que je suis insomniaque (aussi compliqué de m’endormir que de me réveiller)… Alors j’erre… Et je le réveille… Et oui, nos murs sont écarlates…

6. Je n’ai jamais faim. C’est au moment où je me mets à frénétiquement chercher un banc pour m’asseoir avant de tomber dans les pommes pour cause de crise d’hypoglycémie que je me demande quelle est la dernière fois que j’ai mangé quelque chose. Je pense que ce n’est pas totalement par hasard si depuis mes 15 ans, mon poids à évolué d’environ 300 kg, si on mets tous les moins et les plus bout à bout.

Next :

Je plussoie pour MelODye (ça commence à m’inquiéter, ce silence :( )
CeluiQuiCroitEtreUneEspèceDeMonstre… Tu es le plus beau monstre que je connaisse, dearest SP…
Ménille Avénale, en espérant qu’elle ne l’as pas déjà déjà eu?
Chez, pour tenter là aussi de provoquer un électrochoc (ton clavier manque, Chez…)
LoloSquarred, même cause même conséquence...

Et enfin, le lance le dernier désigné d'office comme une bouteille au gré du net, à celui ou celle qui en aura envie/besoin…
posted by Lisbeï @ 3/07/2008 03:33:00 PM :: | | | | | | 3 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
février 20, 2008
Back in da days
Elle : J’avais 17 ans, il en avait 19, j’étais raide dingue folle de lui, sa personnalité, son humour, son corps, il m’a tout appris, tout donné, il a été fondateur dans ma vie… C’était le dealer de shit de son quartier, et il fumait énormément… Mais moi, ça m’a dégoûtée de la notion même de drogue. J’étais persuadée que s’il se défonçait H24, c’était pour mieux réussir à me supporter, tellement j’étais chiante, moche et grosse…

Lui : … Bah dis donc… Tu ne devais pas avoir une image très reluisante de toi-même…

Elle : … C’est plus compliqué que ça…
posted by Lisbeï @ 2/20/2008 11:35:00 AM :: | | | | | | 1 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
décembre 31, 2007
TestALaCon






Quel sorte de mage etes-vous?




MAGE MENTALVous ressentez les choses, les gens, votre environnement, presque comme s'il degageait un parfum physiquement. Les elements sont pres de vous et sont pret a vous accompagner dans votre magie si vous en faites la demande. Votre volonte est forte, votre force psychique aussi. Vous avez une vision differente du monde qui vous entoure. Rappellez-vous toujours du meilleur proverbe du mage mental : "Notre pire ennemi dors a l'interieur de nous meme"



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Piqué à Mel'
posted by Lisbeï @ 12/31/2007 05:32:00 PM :: | | | | | | 0 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
Three Months In A Life - Part I
La mise en route est toujours difficile. Ne pas oublier son sac, ne pas oublier de mettre ses affaires dans son sac, jongler avec le boulot qui ne veut pas te laisser partir à l’heure, jongler avec la foule, les métros et les RER, arriver saoulée de haine pour l’humanité devant les portes de la grotte municipale, toutes ahanantes de chlore, saluer son Sparing Partner, tout autant à cran et déboussolé par le parcours d’obstacle.



C’est un vieil ennemi qui est venu me rendre visite ce dimanche soir d’octobre, un vieil ennemi que je pensais semé voire enterré depuis une bonne dizaine d’années. Mais j’ai eu beau faire la sourde oreille, ressortir de mes archives Bétadine et compresses, 24h plus tard, je me retrouvais à me déshabiller chez le toubib du coin, qui ne fit que confirmer ce que je craignais : on n’échappe jamais définitivement à ses ennemis intimes. En sortant de là armée de mon ordonnance compresses / Bétadine / scotch / antibio hard core / antalgiques / arrêt de travail pour une semaine, j’étais déterminée à le terrasser de nouveau. Que neni..


Ensuite, il y a le passage par le vestiaire, une véritable agression épidermale, hiver comme été. Se délester des 4 à 5 kg de tissu, cuir et autres plastiques dont nous sommes tous affublés pour le maintien des bonnes mœurs, et se transformer instantanément en poule déplumée des pieds à la tête, en sachant que ce ne sont pas les quelques centimètres carrés de tissu synthétique dans lesquels on moule drape sa dignité qui vont nous réchauffer. Mais le plus dur reste à venir, car après avoir entassé tout son barda dans un casier, il faut alors affronter le courant d’air arctique qui hante systématiquement tous les couloirs de toutes les piscines du monde entier entre les vestiaires et le bassin. Et là, on n’a plus qu’une envie : faire demi-tour et se jeter dans son col-roulé.



Une semaine plus tard, j’étais de retour chez le toubib avec un sombre pressentiment : certes, la progression de l’ennemi avait été plus ou moins arrêtée, mais le bougre campait fermement sur le terrain conquis. Et c’est là que se produisit ce que je redoutais depuis le début : tout de suite après avoir flatté mon ego démesuré en me félicitant de mes talents d’infirmière et d’auto-diagnostic, le toubib goody prononça alors le nom de son homologue baddy : le chirurgien. On n’était alors plus qu’à un mot de l’effondrement, et bien évidemment, la malédiction fut prononcée : "hôpital". Et c’est donc dans un élan pavlovien incompréhensible que S., grande fifille de 33,5 ans, se mis à pleurer à chaude larmes devant un médecin médusé, en gémissant « Nooooonnn, snif, pas l’hôpital, snif, pas l’hôpital, pas l’hôpitaleueueueuhhhh »…



C’est alors que la notion de Sparing Partner prend toute sa dimension : on a déjà traversé tout Paris pour ne pas l’abandonner seul devant les portes de la piscine, et lui il a bravé une bonne partie de l’Ile de France pour être là. On ne va quand même pas le planter comme ça au bord du bassin… Alors on sert les dents, on tente de persuader ses tétons que non, il ne fait pas si froid (et si en plus ils pouvaient être un chouia moins crispés, ça serait vraiment sympa, parce que là, c’est plutôt douloureux), on passe rapidement sous la douche, on enfile la coiffe de latex obligatoire-pour-ne-pas-boucher-les-filtres, et on trotte vers le bassin… Enfin, "on trotte," on longe les murs les yeux scotchés à ses pieds plutôt, parce qu’après avoir bravé le boulot, la ratp, l’humanité et le froid, il reste encore une bataille à gagner : le regard des autres…


C’est donc avec une nouvelle ordonnance d’antibiotiques ultra-hardcore-techno-transe-fin-du-monde que je m’échappais de son cabinet, hoquetant toujours aussi minablement. Mais c’est aussi de rage, que je hoquetais. De rage noire pétrole. Hôpital ? Chirurgien ? Alors que 3 fous-du-scalpel m’avaient déjà promis 3 fois en 5 ans que cette opération, celle exécutée par leurs brillantes petites mains à eux, serait la dernière, si, si, c’est promis, après ce serait fini, 3 chirurgiens, 3 anesthésies générales, 3 séjours à l’hôpital, 3 fois 2 mois de convalescence allongée sur le ventre avec soins à domicile, 3 fois 2 mois sans vraie douche, sans bain, sans câlins, sans sorties, sans bars, sans resto, sans piscine…
Sans vie propre…
Et là, laisser un quatrième boucher apposer sa balafre (définitive) à côté de celles de ses confrères, pour extirper un mal qui aurait du être définitivement exterminé depuis 1992 ?
Ça va pas, non ?



posted by Lisbeï @ 12/31/2007 03:53:00 PM :: | | | | | | 1 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
septembre 20, 2007
21 nuits, dont 2 avec moi et 21999 autres... - Part II

Prince_Stage


Mais je t’explique.

Si on fait le genèse, on en revient à début mai. L’info sort au compte-goutte : 21 concerts à Londres. Point barre. Les fans européens grippent au rideau, après plus 5 ans d’attente…

Et rien.

Rien à se mettre sous la dent. Les places sont mises en vente via le plus gros escroc qui existe sur la toile, 10 par 10, mal placées, sur 2 dates, 3 dates, le buzz annonce du sold-out alors que les 21 dates ne sont pas encore connues, les places sont introuvables, les fans se languissent, retournent le net, et se rendent compte que les places, on en trouve un peu, mais sur eB.y et autres maîtres-chanteurs, qui offrent un choix si large qu’on ne peut que subodorer que ce n’est sûrement pas dans les mêmes conditions que le pauvre peuple qu’ils les ont achetées…

Crois-moi, être fan de Prince entre mai et juillet, ce n’était plus du tout du plaisir…

Les fans ont donc acheté ce qu’ils ont trouvé : des places tout en haut, dans le poulailler, derrière la scène, 2 par ci, 4 par là… Voilà où il était ton peuple de True Funk Soldiers, voilà pourquoi tu ne les a pas vus, ou pas voulu les voir…

Je comprends ton idée de la tournée immobile. Tu te mets dans un endroit sympa, accessible, tu prends un appart’ pour 2 mois parce que comme tout le monde tu vieillis et tu as besoin d’un lit régulier, et tu laisses l’Europe venir à toi. Tu cumules les Aftershows à 15 mètres de la salle principale. Tu as donc le temps de manger un morceau, boire un verre, rechanger de costard, et d’enchaîner direct de l’autre côté du couloir. Tu fais beaucoup de dates pour satisfaire tout le monde, et tu fais des billets officiels à 95% financièrement accessibles à tous. Tu gagnes donc plus de sous avec moins de frais de tournée. Sur le bilan de ton comptable, je suis totalement d’accord, c’est brillant.

Malheureusement, ton comptable et toi avez oublié notre contingence des faibles mortels…
Car vois-tu, tes fans sont des gens très ordinaires. Ils gagnent leurs vies comme il peuvent, ils ont des familles, mais aussi des patrons et des congés payés à négocier poser… Nous avons tous vieillis, tu sais, et ce n’est pas les derniers albums que tu as sortis qui peuvent déclencher la Foi Pourpre, tss, tss…

Or, pour un fan continental (je te parlerai de nos amis insulaires un peu plus tard), tout ça demande de l’organisation et des sous : certes, le billet pour l’O2 est à 45 euros, mais tu as choisi la ville la plus chère d’Europe… Il faut donc aussi prévoir le transport, l’hébergement, le métro, etc. Et puis poser des jours, parce que des nuits blanches à nos âges, il faut pouvoir avoir le temps de s’en remettre après, pour être en état de satisfaire notre cher chef au retour… Donc, tout ça, c’est pas donné, et ça doit s’organiser. Or, quand tu ne trouves que des mauvaises places, à des prix prohibitifs, sur des dates trop proches par rapport à ta demande de congés qu’on t’a extorquée fin 2006… Et bien, tu hésites. Et nous avons été très nombreux à hésiter. Et nous avons été beaucoup moins nombreux à ne plus hésiter, et à foncer… Mais au moins 70% est resté à la maison à pleurer de dépit… Voilà pour les continentaux.

Pour nos amis insulaires, c’est beaucoup plus agréable. Ils sont à domicile, et vivent dans un pays qui a au moins 25% de pouvoir d’achat de plus que les continentaux. Ils ont les moyens pour les billets (90 euros Mainshow + Aftershow) mais ils sont aussi les moyens pour les a-côtés, et besoin de beaucoup moins de temps … Donc, ils sont venus en payant leurs places le double du prix officiel mais sans que cela semble poser trop de soucis, bien que le vendredi soir, à 10 minutes du début du concert, 30% des 22 000 places étaient encore vides…
Mais ils sont venus écouter Purple Rain avec leurs potes, leurs mamans, leurs papas, leurs grany et leurs enfants. C’est le weekend, on s’est fait beaux, et à 20h on est déjà ivres morts parce qu’on a commencé au pub à 17h.
Et puis un concert, c’est chiant. Ca fait du bruit, la musique. Et puis, « vous picoliez, et bien pissez maintenant ». Et tu le sais peut-être comme moi, la bière appelle la bière… Passée la troisième, on ne pense plus qu’à la dixième…

Tu as donc joué pour une (plutôt techniquement et scéniquement bonne) salle de 22 000 personnes plongées dans le clair-obscur, chauffées à la musique classique (je ne m’en suis toujours pas remise), dont 8 000 étaient en permanence debout à monter (pisser) et descendre (avec des bières) les travées. C’est désagréable, hein, tous ces gens qui s’agitent, qui tapent la discute, qui sont surtout intéressés par leur pinte en plastique de mauvaise bière, qui tentent de calmer les hurlements des bambins en poussettes… Et c’est aussi très désagréables pour ceux qui tentent d’écouter et de faire corps avec ta musique… Des touristes, je te dis… A quoi bon faire des efforts, alors que tu n’intéresses réellement que 30% de la salle, et que tu as beau savoir qu’ils sont là, ceux qui sont vraiment là pour toi, tu ne les sens pas, tu ne les entends pas, il ne sont ni assez nombreux ni assez compacts pour te soutenir et d’aider à accoucher de ce que tu as de meilleur en toi, comme ces fameux « 6000 wonderful parisians » du Zenith de 1986…


Tu as donc fait ton job proprement, tu as honoré ton contrat, « another day, another dollar ». C’est peut-être comme ça que Sinatra et Elvis à Las Végas en sont venus à considérer leurs interminables résidences… Mais nous, les True Funk Soldiers, tu nous as laissés sur le carreau.

Tu comprends maintenant pourquoi je te parle de touristes et de GO. Mais il y a à la fois meilleur et pire. Parce que, quand même, maintenant que je t’ai parlé de la forme, il faut aussi évoquer le fond.

Mais je vais quand même aussi évoquer ma forme à moi. Parce que sans le savoir, tu ne peux imaginer le nombre de ricochets et de madeleines que tu as réactivés…
posted by Lisbeï @ 9/20/2007 11:32:00 PM :: | | | | | | 2 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
septembre 19, 2007
21 nuits, dont 2 avec moi et 21999 autres... - Part I
tickets prince


Pour les retardataires, le prologue est par ici...

Cher Rogers,

Tu sais, j'étais là, deux concerts du mois dernier. J'étais là, à mi-hauteur, à ta gauche puis très légèrement à ta droite, j'étais là, tapie dans le noir de l'O2 au milieu de 21999 autres, et j'étais tétanisée. Tétanisée d'angoisse, comme à la grande époque des passages d'oraux. C'était toi sur scène, et c'était moi qui était tétanisée, tu imagines le gag. Tétanisée, complètement perdue, et recueillie aussi, du recueillement de celle qui pour la première fois va assister au miracle, plutôt que de l’écouter raconter par les autres ou de le vivre par procuration via les tonnes de boots pour lesquels j’ai fini par acquérir un disque dur dédié et triple-sauvegardé…. J’étais enfin moi-aussi dans l’assemblée de fidèles, et j’allais communier avec ce son si particulier, avec cette musique, avec cet état d’esprit qui fait partie intégrante de moi-même depuis… euh… 20 ans…

Parce qu tu sais Rogers, on ne s’est jamais rencontrés et on ne se rencontrera sûrement jamais, et puis tu sais, nos vies sont tellement aux antipodes que je ne crois pas qu’on ait grand chose à se raconter… Mais pourtant, tu me fais partager cet univers fait de sons secs, saccadés, cinglants mais ouatinés de basse, qui atteignent directement Le One planqué sous le plexus solaire et le retourne aussi sec via un Arai Goshi à la vitesse du son, justement… Le tout porté, tiré, poussé, emporté par une voix, des inflexions, des clins d’oeil et des histoires qui tour à tour m’émeuvent, m’enflamment, me font rire et aussi plus que souvent me donnent envie d’arracher ma culotte et celle de la personne la plus proche… Bref, tu vois Rogers, j’étais venue pour 2 soirées et 3 concerts d’orgie des 5 sens…

Et puis, et puis…
J’ai eu droit à deux concerts pour touristes et un dernier sans toi. Oui, tu as bien lu, pour touristes. Je suis venue réaffirmer mon hommage-lige, et tu m’as prise pour une touriste. Mais en même temps, comment te le reprocher, tu n’as fait que t’aligner sur l’immense majorité de l’assemblée, i.e., des touristes. Toi qui as tellement besoin de l’adoration et de la vénération des foules, toi qui es capable du pire et du meilleur suivant ce que te donne l’assemblée, toi qui t’appuie tellement sur les codes que tu as toi-même érigés pour créer la symbiose, tu as joué pour une assemblée composée à 80% de touristes totalement ignorants de ces codes.

Mais ce, par ta faute. Et j’espère bien que ça te servira de leçon pour la prochaine fois.

Mais je t’explique.
posted by Lisbeï @ 9/19/2007 08:35:00 PM :: | | | | | | 1 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
septembre 04, 2007
Life’s a bitch


Juste, parce qu’il y a si rarement de vraies bonnes raisons de se réjouir, de vraies bonnes raisons d’être d’une humeur rayonnante d’optimisme et d’amour de son prochain

Juste, se souvenir que depuis un peu plus de 30h, le 18e arrondissement de Paris compte une future pétasse électrice de plus

C'est tout simple, tout banal presque... Mais qu'est ce que ça fait du bien, des vraies bonnes raisons comme ça...


posted by Lisbeï @ 9/04/2007 12:09:00 PM :: | | | | | | 2 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
août 23, 2007
Love’s too weak to define just what you mean to me - Prologue II


Note à S

Alors voilà ce que tu vas faire : tu vas oublier l’hôpital Tenon, tu vas oublier les longs mois d’enfer familial qui s’annoncent, tu vas oublier la morosité parisienne et les longues heures d’ennui professionnel, tu vas oublier le 22 août 2007 (sauf peut-être les 2 dernières heures), tu vas fermer ton portable, tu vas préparer un sac compact et léger truffé de l’indispensable si fantastiquement fourni par Super Bap* et son équipe de ComBoutique, tu vas filer ventre à terre à Gare du Nord, et pendant 72h, tu vas profiter.

Profiter pleinement. Tu vas avoir mal aux pieds, tu vas avoir mal au dos, tu va claquer un fric faramineux que tu n’as pas, tu vas poireauter, tu vas bien sûr t’inquiéter, tu vas trépigner, tu vas t’époumoner de concert avec ton Frère Adoré et 21 998 autres gus, tu vas pleurer d’émotion, tu vas transpirer, tu vas frissonner, tu vas sûrement remercier dieu/satan/krishna/ganesh/ta CB à genoux à un moment ou à un autre, et tu vas aussi remercier ton frangin de réussir à te ramener jusqu’à une couette. Et le lendemain, tu vas recommencer. Tout pareil mais en encore différent. Et en aussi jouissif. Et en plus, tu en profiteras pour admirer le lever du soleil sur la Tamise par le dernier Express.

Ca fait 4 mois que tu attends ce weekend. Voire même 5 ans que tu attends ce weekend, depuis le fameux jour où tu as failli fondre en larmes à la billetterie de la Fnac. D’ailleurs, y réfléchissant bien, ça fait 17 ans que tu attends, 17 ans depuis ce fameux Parc des Princes de juillet 1990, 17 ans que tu as attends ce Private Joy.

Alors voilà. Fermeture des écoutilles ce soir à 0h. Parenthèse de 72h. La vraie vie ne reprendra que dimanche à 20h.


I don’t care where we go
I don’t care what we do
I don’t care pretty baby
Just take me with you


posted by Lisbeï @ 8/23/2007 03:22:00 PM :: | | | | | | 2 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
août 22, 2007
Drowning by numbers - bis repetita



33
Drowning by numbers - Peter Greenaway - 1988
33 - On Smut's stake marking Jake's death


< edit >

Wishlist
Dons en houblon : lisbei [at] yahoo [point] fr

< / edit >



posted by Lisbeï @ 8/22/2007 03:23:00 PM :: | | | | | | 2 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
août 20, 2007
Drowned by numbers


Tu sais, E et Y ont rompu le 17 juin, lorsqu’il a enfin trouvé le courage de lui avouer qu’il en aimait une autre. Enfin, quand il s’est fait surprendre au saut du lit avec une autre.

Tu sais, si l’été 2001 avait été aussi maussade que l’été 2007, je crois que j’aurais trouvé le courage de faire comme Tarik.

Tu sais, cette année, il a fallu qu’arrive le 16 août pour me rendre compte que le 11 août était déjà du passé.

Tu sais, pile entre 11 et 22, il y a 16.

Tu sais, je t’aimais tellement plus que moi-même, que je suis aujourd’hui incapable de me souvenir de la fête de mes 25 ans. Pourtant, je me souviens de chaque seconde de la tienne…

Et toi, penses-tu encore à moi, parfois ?


posted by Lisbeï @ 8/20/2007 10:49:00 AM :: | | | | | | 2 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
juillet 30, 2007
60 tonnes


Elle sanglote dans mes bras, elle s’accroche à moi comme une enfant au cou de sa mère, et sa détresse m’est insupportable. Rentrer, c’est pour elle se retrouver confrontée à cette solitude qu’elle n’a jamais supporté. Rentrer pour moi, c’est enfin fermer la porte aux obligations envers l’extérieur, c’est faire taire les exigences, les envies et les besoins des autres pour m’accorder enfin quelques fugaces et précieux moments de solitude et de ressourcement intérieur.

Elle sanglote dans mes bras, et je fuis lâchement, une fois encore, sa détresse. Je fais celle qui ne comprends pas et qui ne veut surtout pas comprendre, j’aligne une litanie de mots creux et Coué.

Elle sanglote dans mes bras, elle s’accroche à moi comme une enfant qu’on ramène de force à sa pension, et refuse de croiser mon regard. Mon cœur explose d’impuissance et de culpabilité, et je dois mobiliser toute ma volonté pour ne pas semer tripes et boyaux tout le long de la voie cantonale sinueuse qui amorce le retour par l’A10.

posted by Lisbeï @ 7/30/2007 01:56:00 PM :: | | | | | | 0 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
juillet 20, 2007
To whom it may concern


Sale vieux pervers Cher voisin,

Quand on est hideusement vieux, repoussant de saleté, la bave perpétuellement aux lèvres, imbibé 22/24h et qu’on mate des films de b****s l’été à minuit et demi en se paluchant avec l’énergie du désespoir, on ferme sa fenêtre et on baisse le son. (Et ça vaut aussi pour l’accordéon musette.)

posted by Lisbeï @ 7/20/2007 10:39:00 AM :: | | | | | | 2 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
juillet 18, 2007
Help me, think I’m falling (in love again)


(Ecole des Fans style)

Je remercie Capital Radio, qui au printemps de 1984, diffusait en boucle « I Feel For You » par Chaka Khan, qui a été le premier titre qui ai attiré mon oreille de gosse. Il me faudra bien des années pour en découvrir l’auteur / compositeur / interprète original…

Je remercie ma copine québécoise Sophie du collège à Londres, bien plus dégourdie et bien moins bégueule que moi, qui me fit pour la première fois écouter « Parade », ce qui m’avait laissée très déconcertée;

Je remercie la marraine de ma maman de m’avoir offert, à ma demande, la cassette de « Lovesexy » pour mes 14 ans;

Je remercie toute une troupe de connards voisins cristoliens auxquels, malgré tout, je reste redevable de m’avoir présenté la grande famille du funk et associés;

Je remercie Elise pour la première écoute de « Sign of the Time » en 1989;

Je remercie Tayeb pour le concert de 1990 au Parc des Princes, et pour m’avoir sorti de là avant que je ne m’écroule sous la chaleur, la déshydratation, la pression de la foule et la déception;

Je remercie Anne-Cécile au lycée de m’avoir fait écouter pour la première fois « I wanna be your lover »;

Je remercie Anne en terminale de m’avoir offert « Gold » pour mon anniversaire;

Je remercie mon frère, qui a force de déluge sonore à fini par, lentement mais sûrement, se laisser convertir;

Je remercie Jussieu Music qui, bien avant l’avènement du net, m’a permis de glaner peu à peu tous les anciens albums (y compris le « Black Album » et « Sign of The Times » en double CD) et quelques live pirates, et dont la vendeuse mettait de côté les Prince pour moi avant de les mettre à disposition du chaland;

Je remercie mon ami Pierre pour ce « Dorothy Parker » en pleine soirée politique, rien que pour mes beaux yeux;

Je remercie Dominique et son Hybridoscope pour la découverte de cet « Extralovable » qui a définitivement réactivé le virus;

Je remercie Mademoiselle Flaoua pour un certain coup de fil un vendredi de mai, qui m’a certes plongé dans le désespoir le plus absolu, mais qui m’a aussi, enfin, annoncé la bonne nouvelle : He was back in town (almost)!;

Je remercie ma banquière pour une autorisation de découvert conséquente;

Je remercie Monsieur Goon pour un certain coup de fil un mercredi de juillet, me proposant de me ramener le Graal par le premier Eurostar du 16 juillet (ce qui finalement ne s’est pas fait, mais l’intention était tellement prévenante... Et puis Gare du Nord, ce n'est qu'à 3 stations de bus...);

Je remercie toute la communauté PABW pour leur foi en l’espèce humaine par nature belliqueuse, querelleuse, râleuse et jamais contente, et pour leur sacerdoce, à savoir faire exister des lieux de passion et d’échange, réels et virtuels, pour néophytes, amateurs, passionnés et fous furieux;

Last but not least, je remercie le jeune homme qui partage sa vie et ses mètres carrés avec moi, et malheureusement pour lui depuis quelque temps, avec Prince;

A tous les autres : Non, ce blog ne va pas se transformer en fanblog monomaniaquement obsessionnel : juste, depuis quelques semaines, c’est d’amour, d’eau fraiche et de musique dont Lisbeï se repait…


posted by Lisbeï @ 7/18/2007 03:49:00 PM :: | | | | | | 4 Autre(s) Errance(s) et Divagation(s)
 
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