C’est ma plus ancienne amie. 33 ans d’amitié, d’inimité, de disparitions et réapparitions, de silences et de retrouvailles, de haut, de bas, de sororité, d’indifférences…
Elle me parle de la perte, de la disparition, des vides. Elle me dit qu’elle a le sentiment qu’une partie d’elle-même est morte. Elle me dit que parfois, elle se sent étrangère à elle-même, qu’il y a cet endroit, quelque part à l’intérieur qu’elle ne peut plus atteindre, qu’elle ne peut plus toucher… Elle me parle de ce vide qu’elle ressent, de ce vide si lourd, si gourd, si tétanisant bien trop souvent… Elle me parle d’avant et d’après… Elle me parle des années qui passent, et de l’indifférence qui peu à peu l’emp(ri)oisonne à petit feu…
Vincent, 9 ans après, 3 ans avec toi et 6 sans, j’ai mis plusieurs minutes à me souvenir de ton nom de famille…
J'aime beaucoup votre façon d'écrire.